Appel à communication : "Les entreprises françaises"
Appel à communications
pour le IXe colloque du groupement de recherche (GDR)
colloque du groupement de recherche (GDR) Les Entreprises françaises sous l’Occupation
Les Entreprises et l’outre-mer français
pendant les années 1939-1945
Organisé à Bordeaux (Gironde)
les jeudi 20 et vendredi 21 novembre 2008
par la Maison des sciences de l’homme d’Aquitaine, le GRETHA (UMR CNRS 5113) (programme
Identité & gouvernance des places en économie ouverte sur les outre-mers) - université
Montesquieu Bordeaux IV et l’université Michel de Montaigne-Bordeaux 3
Responsables scientifiques du colloque :
- Hubert Bonin (professeur à Sciences Po Bordeaux, GRETHA ; h.bonin@sciencespobordeaux.fr)
- Christophe Bouneau (directeur de la Maison des sciences de l’homme d’Aquitaine et professeur à
l’université Michel de Montaigne-Bordeaux 3-Centre d’études des mondes moderne et contemporain–
CEMMC ; christophe.bouneau@msha.fr)
Dans le cadre du programme pluriannuel du GDR Les Entreprises françaises sous l’Occupation, il
nous est apparu important de consacrer un colloque spécifique à la question de l’activité des entreprises
françaises dans l’outre-mer, question qui constitue l’un des six axes affichés en 2002 lors de la création du
GDR et qui n’avait pu jusqu’à maintenant qu’être traité dans de trop rares communications isolées.
Le colloque s’attachera à reconstituer la stratégie, les activités et les performances des entreprises
françaises insérées dans l’outre-mer impérial, qu’il s’agisse d’entreprises locales, d’entreprises
métropolitaines actives en outre-mer ou même d’entreprises étrangères. Les comportements des différents
acteurs impliqués, patronaux aussi bien que salariés, et la manière dont ils ont pu être appréciés après la
guerre seront également appréhendés.
Le questionnement pourrait notamment porter sur les thèmes suivants :
les sources de l’histoire des entreprises outre-mer pendant cette période : évolution et accessibilité ;
la stratégie des entreprises face à l’état de guerre ;
la stratégie des entreprises face à la division entre métropole et empire ;
la stratégie des entreprises au sein de l’empire rattaché à la France libre ;
les choix idéologiques, politiques, militaires, personnels, des dirigeants et cadres des entreprises
actives outre-mer ;
les questions de main-d’oeuvre, de politiques de l’emploi et de conditions de travail dans les
entreprises d’outre-mer ;
les problèmes matériels de liaison entre l’empire et la métropole : navigation, télécommunications,
liaisons aériennes, etc. ;
le devenir des entreprises allemandes actives en 1939 dans l’outre-mer français ;
les débouchés des entreprises impériales coupées de la métropole ;
les liens entre les entreprises actives outre-mer et les armées (commandes, etc.) ;
les réseaux d’influence des entreprises actives outre-mer au sein de la France libre ou auprès des
autorités anglo-américaines, tant en Angleterre que dans les territoires coloniaux libérés ;
les relations entre les entreprises françaises et les entreprises étrangères (anglaises, belges,
portugaises, espagnoles, etc.) sur les territoires coloniaux : compétition, coordination ?
essai de comparaison avec la situation des entreprises étrangères actives dans les autres empires
coloniaux pendant la même période ;
les circuits de l’argent, du crédit, du change pour les entreprises ultramarines ;
le devenir des entreprises actives outre-mer et confinées dans les ports et places métropolitains (quid
des problèmes d’approvisionnements et de débouchés ? etc.) ;
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les activités des ports tournés vers l’empire avant et après la coupure de novembre 1942 (Marseille,
Le Havre, notamment) ;
Les entreprises de négoce et l’approvisionnement des populations autochtones pendant la guerre ;
la préparation de l’après-guerre pour la stratégie des entreprises ultramarines : des plans d’action ?
quel empire ? au sein de l’aire économique du Reich ? puis surtout ou sein de l’aire du monde libre ?
les Antilles entre métropole vichyste, France libre et monde anglo-américain : quels débouchés ?
quels réseaux économiques ?
les entreprises en Indochine (et à Shanghai) entre métropole vichyste et occupation japonaise : quel
destin ?
les entreprises dans l’Afrique et le Proche-Orient libérés : quelles relations avec les Alliés ?
les entreprises dans les territoires sous autorité vichyste : quel positionnement politique éventuel ?
quelle insertion dans les schémas et projets d’intensification de la « mise en valeur » de l’empire ? quelle
place dans l’aire d’influence nazie ?
l’évolution des élites et des hommes d’influence au sein du monde des affaires ultramarin pendant et
de part et d’autre de la guerre et de Vichy (mutations, continuité ?) ;
l’épuration dans le monde des affaires ultramarin.
Sélection des communications
Les propositions de communication, d'une page au maximum, comprenant les titres et qualités des
auteurs et le rappel de leurs récentes publications, seront reçues
jusqu'au 1er octobre 2007
à l’adresse électronique
gdr2539@ish-lyon.cnrs.fr
Le comité scientifique fera connaître son avis aux auteurs des propositions au plus tard le 30
novembre 2007.
Les interventions orales seront limitées à vingt minutes. Elles pourront être présentées en français
ou anglais.
Les actes du colloque feront l’objet d’une publication en volume aux Publications de la SFHOM.
Les textes définitifs des interventions devront être remis avant le 1er mars 2009.
Les frais engagés par les intervenants au colloque pour assurer leur déplacement et leur
hébergement seront pris en charge par les organisateurs.
Comité scientifique
Hélène d’Almeida-Topor, professeure émérite à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne ;
Dominique Barjot, professeur à l’université Paris IV Paris-Sorbonne, Centre Roland Mousnier, membre du conseil
scientifique du GDR ;
Catherine Coquery-Vidrovitch, professeure à l’université Paris VII-Denis Diderot, SEDET ;
Martine Cornède, conservatrice générale du patrimoine, directrice des Archives nationales de la France d’outre-mer,
Aix-en-Provence ;
Hubert Bonin, professeur à Sciences Po Bordeaux, GRETHA ;
Christophe Bouneau, professeur à l’université Michel de Montaigne-Bordeaux 3, membre du conseil scientifique du
GDR ;
Jacques Frémeaux professeur à l’université Paris IV Paris-Sorbonne, Centre Roland Mousnier ;
Patrick Fridenson, directeur d’études à l’EHESS, CRH, membre du conseil scientifique du GDR ;
Catherine Hodeir-Garcin, enseignante à l’université de Picardie-Jules Vernes, Amiens, IDHE ;
Hervé Joly, chargé de recherche CNRS LARHRA-Lyon 2, directeur du GDR ;
Jean-François Klein, maître de conférences à l’INALCO, Centre Roland Mousnier ;
Daniel Lefeuvre, professeur à l’université Paris VIII Vincennes–Saint-Denis, IDHE, membre du conseil scientifique du
GDR ;
Michel Margairaz, professeur à l’université Paris VIII Vincennes–Saint-Denis, IDHE, membre du conseil scientifique
du GDR ;
Guy Pervillé, professeur à l’université de Toulouse II-Le Mirail ;
Philippe Verheyde, maître de conférences à l’université Paris VIII Vincennes–Saint-Denis, IDHE, secrétaire général du
GDR.
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